Road trip en Italie : découverte de la région des Marches durant 17 jours.

Secrète et par conséquent méconnue, la région des Marches en Italie s’est dévoilée à nous durant un roadtrip de 17 jours cet été 2020.

Pourquoi Les Marches ? La Découverte de la moitié Sud de la Norvège était à notre programme de cet été 2020, tout était préparé et réservé depuis de longs mois mais l’épidémie de Covid19 en a décidé autrement et a chambouler totalement nos projets. En effet, impossible de pouvoir rentrer en Norvège début juillet. C’est durant le mois de juin que j’ai commencé à plancher sur un plan b. Ma priorité était de trouver une région n’attirant pas les foules et, bien sûr, ouverte au tourisme. C’est en surfant sur cet excellent blog que j’ai trouvé mon bonheur pour cet été : visiter la région italienne des Marches.

Alors même si c’est un plan b, ne pensez pas que la région des Marches en est un. Mer, campagne, montagne, terroir, culture, gastronomie…Les Marches ont beaucoup à offrir pour ceux qui osent sortir des sentiers battus et aller à la rencontre d’une Italie encore et toujours vraie…

Pour un francophone, pas de français par ici, très peu d’anglais aussi, l’italien est roi et tant mieux ! En parlant de ces italiens des Marches, ils m’ont particulièrement touché par leur hospitalité et générosité. Sans être chauvins, ils ont leurs régions dans les tripes, en sont très fiers et prennent plaisir à la partager (avec toutes les bonnes choses à boire et manger qui vont avec !) avec ceux qui daignent les visiter.

Allez c’est parti ! je vous emmène avec moi dans cette Italie méconnue, loin du tourisme de masse et pourtant si douce, si historique, si secrète…

Nous ferons la première partie de ce voyage à cinq (mon épouse, mes deux enfants, ma belle-fille et moi) pour ensuite le terminer à trois, avec mon épouse et ma fille.

Où se situent Les Marches ?

La région des Marches se trouve à l’Est de l’Italie, entre la mer Adriatique et les Apennins. Ancône, ville portuaire, est la capitale de la région.

Quelques mots sur la région des Marches

Région centrale d’Italie, elle est peuplée d’un peu plus d’1.500.000 habitants sur 9400 km2. Son paysage est composé de 160 km de littoral, 31% de montagnes et 69% de collines. 8 lacs remarquables ainsi que 45 rivières.

Cinq provinces la composent : Celles d’Ancône, Ascoli Piceno, Fermo, Macerata ainsi que Pesaro et Urbino.

Son économie repose principalement sur l’industrie des chaussures, des meubles mais aussi sur le vin, notamment le Verdicchio (excellent !)

Il faut savoir aussi que cette région est celle où regorge le plus de musées et bibliothéques en rapport au nombre de villes ici en Italie…

Le célèbre peintre Raphaël et le compositeur Rossini sont originaires des Marches.

Visiter et découvrir la région des Marches

C’est au départ de l’aéroport de Charleroi, notre aéroport régional, que nous prendrons un vol (+- 1h30) vers Ancône et son aéroport, petit, et calme en cette période de pandémie.

Ce n’était pas notre choix pour cette fois-ci mais il est évidemment possible de venir dans Les Marches en voiture depuis la Belgique ou la France (coucou à mes nombreux lecteurs français !). Depuis Bruxelles, comptez environ 1350 km tandis que depuis Paris il vous faudra effectuer 1300 km pour rejoindre par exemple la ville d’Ancône.

Louer une voiture à l’aéroport d’Ancône

Pour effectuer notre voyage à travers la région des Marches, il nous fallait évidemment un véhicule. Néophyte en matière de location de voiture, j’avais fais tout le nécessaire en amont du voyage. Je suis passé par la sérieuse compagnie Carigami qui sert d’intermédiaire entre le loueur et le locataire. Via ce comparateur, mon choix final s’est porté sur le prestataire de location Hertz, ceux-ci ayant une agence dans le terminal de l’aéroport Falconara d’Ancône.

Pour une première expérience de location de voiture et malgré quelques petites appréhensions, tout s’est très bien passé. Dés notre arrivée à l’aéroport, nous nous sommes rendus au bureau de l’agence Hertz (dans le terminal). Les formalités administratives ont été conclues facilement et rapidement (Carigami fait tout le nécessaire à l’avance) et c’est tout aussi vite que nous avons récupérer les clefs de notre voiture pour les 17 prochains jours.

Prise en charge de la voiture : Ok.

C’est parti…(dans une italienne évidemment !)

Jour 1

Arrivés assez tôt à Ancône, cela nous donnait la possibilité de profiter d’une journée quasi complète déjà sur place.

De l’aéroport nous partons directement vers le Parc Naturel du Conero qui se trouve à peine à quelques kilomètres au Sud d’Ancône.

Dans la préparation de ce roadtrip, j’avais appris que le littoral des Marches n’avait rien d’excitant (en fonction de mes critères !) avec sa côte quasi rectiligne et sans relief mais quelques endroits de la côte étaient réellement immanquables notamment ce Parc du Conero.

Numana

Numana sera notre première étape de la journée. Nous garons la voiture dans un parking du centre du village et partons déambuler gaiement et tranquillement à travers cette jolie petite cité tournée sur la mer.

La jolie mairie de Numana

Superbe point de vue sur la côte adriatique…

De l’autre côté du village, sur Piazza Nova, un fantastique belvédère offre une vue à couper le souffle.

Et cette place offre aussi un joli spot photo pour les amoureux (mon fils Robin et ma belle-fille Ysaldina) avec ce splendide arrière plan du Conero.

…pendant ce temps-là, face à ce paysage de carte postale, ma fille laisse vagabonder son esprit jusqu’en Belgique où est rester son amoureux …

De cet endroit, nous continuons notre balade via de petits chemins très fleuris pour arriver à Sirolo, village bijou du Conero !

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Conduire dans Les Marches/Italie

Par rapport à la conduite dans les Marches, nous ne connaitrons aucun soucis et je n’ai absolument rien à vous signaler.

Pour vous repérer plus facilement, sachez que les autoroutes sont signalées en vertes tandis que les routes nationales le sont en bleues.

Il faut savoir aussi que la plupart des autoroutes sont payantes (paiement cash ou carte) mais j’ai trouvé le prix raisonnable.

Se garer dans Les Marches

-*Lignes bleues au sol = stationnement payant (sauf le dimanche)

*Lignes jaunes = stationnement uniquement pour les résidents

*Lignes blanches = gratuit pour tous

❗ Faire attention en centre ville aux zone ZTL (zona traffico limitato) indiquées par un panneau. Elles sont interdites aux non-résidents (caméra>pv !)

➡Garer votre votre véhicule en périphérie, pas en centre ville.

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Sirolo

Le village de Sirolo m’a marqué. Ce bourg médiéval, bien que tout petit, ses ruelles envoûtantes et sa place surplombant la mer m’a littéralement séduit.

Sur Piazzale Marino. Cadre et atmosphère magique, vue à couper le souffle. Sans oublier les plages paradisiaques en bas du village (Comme à Numana d’ailleurs).

Jolie vue aussi sur la mer et la côte des Marches depuis cette « petite montagne » qu’est le Conero…

Après avoir passé une jolie pause sur cette placette de Sirolo, nous redescendons vers Numana pour récupérer notre Fiat break. Nous roulons quelques minutes pour rejoindre la Badia di San Pietro qui se trouve presque au point le plus haut de ce massif du Conero.

Une fois arrivés sur place, nos estomacs criant famine, nous nous restaurerons au snack « La Cima ». Dans un cadre très agréable au milieu d’arbres, nous goûterons tous chacun avec beaucoup de plaisir à nos premières Piadine…

Dégustation terminée, nous montons vers l’abbaye (Badia di San Pietro) qui se trouve à peine quelques dizaines de mètres plus loin.

Peu avant d’arriver à l’abbaye, vue magistrale sur la côte des Marches !

Et vue tout aussi superbe sur l’intérieur de la région…

Juste après ces jolies vues, nous voilà en face de l’abbaye, rien d’exceptionnel à souligner pour ce bâtiment si ce n’est sa sérénité et son calme au milieu de son environnement majestueux. Sa crypte vaut malgré tout le coup d’oeil …

En sortant de l’abbaye, nous empruntons un petit sentier ombragé (il fait assez chaud, le soleil tape fort) qui nous va nous emmené vers quelques points de vue somptueux !

Au détour d’un virage, le bleu à perte de vue !

Après cette superbe promenade, nous récupérons notre italienne et nous filons vers Portonovo, station balnéaire réputée du Conero. Quelques minutes de voiture plus tard, nous arrivons aux abords de la ville mais nous comprenons rapidement que stationner notre véhicule s’annonce compliqué, en effet les parkings sont complètement saturés. Après avoir tournicoté et chassé une place de stationnement durant quelques minutes, nous décidons de laisser tomber et prenons alors la direction de notre logement où Giacomo et son épouse, les propriétaires de la maison, nous y attendent en fin d’après-midi pour la remise des clés.

En quittant les parkings, je parviens quand même à me garer sur un bas-côté pour prendre ma seule et unique photo de Portonovo, qui il faut l’avouer, à l’air bien sympa…

Comme nous sommes un peu plus tôt que prévu, nous avons tout juste le temps de passer faire quelques courses pour remplir le frigo.

C’est le coffre rempli de victuailles que nous arrivons à San Costanzo.

Cottage chez Giacomo à San Costanzo

C’est à San Costanzo, petite bourgade nichée entre Ancône et Pesaro que nous poserons nos valises pour les sept prochains jours.

La maison de Giacomo et son épouse se trouve en dehors du village. Celle-ci est posée sur une colline qui à l’avantage d’offrir une magnifique vue sur la mer adriatique et toute la région avoisinante.

Accueilli chaleureusement par les maîtres du lieu, nous pouvons nous installer et commencer à profiter de la maison. Atypique pour la région, austère et mystérieuse aux premiers abords, cette maison va finalement s’avérer être un très chouette endroit de vacances. En plus d’être généreuse en place, elle possède en son intérieur de jolies pièces de caractères comme celle avec les murs de pierres (gros coup de coeur pour l’énorme mur intérieur en moellon). Plusieurs terrasses et balcons permettant de jouer à cache cache avec le soleil, la vue sur la région et la mer adriatique sans oublier une chouette piscine pour s’éclater en famille, celle-ci est posée dans un jardin bien agréable et entourant toute la maison. La bâtisse est située au bord d’une route moyennement passante mais cela n’a pas dérangé notre séjour. Tout commerce disponible au village en à peine quelques minutes de voiture.

Place à la maison et son jardin en quelques photos.

Et pour terminer cette première journée, petit plongeon dans la piscine…

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Faire ses courses dans Les Marches

Aucun soucis pour faires ses courses, de l’épicerie de village au supermarché de la ville, on trouve de tout et assez facilement

Nous avons surtout utilisé les aldi et lidl pratiquement toujours présents dans ou à proximité des cités plus importantes.

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Jour 2

Cette deuxième journée sera bien remplie. Effectivement, de jolies découvertes nous attendent.

Fossombrone

Premier arrêt du jour à Fossombrone (à environ 30 km de San Costanzo). Charmante petite cité assez bien vivante en son centre. Nous nous baladons tranquillement à travers les jolies rues et ruelles aux maisons bien colorées…

Découverte de Chiesa di San Filippo avec son intérieur remarquable…

Retour dans les jolies ruelles et placettes de Fossombrone.

Marmitte dei Giganti

À peine quelques kilomètres après Fossombrone, nous arrivons de suite sur un autre joli site à découvrir : Marmitte dei Giganti.

Situé dans la Gorge de San Lazzaro, Marmitte dei Giganti sont des structures creusées dans la roche au fil du temps par l’érosion fluviale. On peut les observer aisément depuis le pont enjambant la gorge mais c’est surtout pour se promener dans la gorge au fil de l’eau que l’on vient ici, quoique l’on peut aussi s’y baigner ou y faire du kayak. Nous nous contenterons de nous y promener gentiment, allez hop suivez-nous à travers ces quelques photos dans cet endroit remarquable !

Vue d’ensemble depuis le pont enjambant la gorge
On aperçoit parfaitement les cavités creusées dans la roche depuis le pont

En quittant ce joli endroit, nos estomacs commençaient à crier aux loups. Cela tombait bien, j’avais pointé une petite adresse à quelques lieues de là.

À l’entrée de la cité d’Acqualagna, isolé dans la nature, se trouve un snack nommé Chiosco e Locanda Dell’Abbazia. Une petite aubette posée sur une grande pelouse remplie de tables. L’endroit parfait pour la pause déjeuner !

Par hasard, un des cuistots parlait très bien le français, il l’avait l’air aussi de bien connaître notre région où nous vivons en Belgique. Il nous proposa de lui faire confiance pour le repas et nous prépara un assortiment de différentes Crescia ainsi que des spécialités régionales comme par exemple les olives all’ascolana, celles-ci sont farcies, panées et passées à la friture. Autant vous dire que tous les cinq nous nous sommes vraiment régalés et avons été complétement ravis de la préparation de notre ami cuistot…

C’est rassasiés et heureux que nous quittons cet endroit sympathique mais juste avant de remonter dans la voiture, nous jetons un petit coup d’oeil à l’édifice juste à côté : Abbazia di San Vincenzo al Furlo, une mignonne petite abbaye

Gola del Furlo/Terrazza alta del Furlo

En venant de Fossombrone vers Acqualagna, nous avons parcouru Gola del Furlo (gorge). Sur plusieurs centaines de mètres on longe une rivière aux couleurs magnifiques, celle-ci serpente à travers une gorge. J’aurai aimé m’arrêter sur place mais vu l’étroitesse de la route, il n’est presque pas possible de s’arrêter et les quelques rares places de parking étaient toutes occupées.

En quittant l’abbaye, nous sommes revenus un peu sur nos pas avant de bifurquer à gauche et emprunter une petite route de montagne. Celle-ci doit nous mener vers Terrazza alta del Furlo, un point de vue remarquable sur la région. Mais ce point de vue se mérite, effectivement nous allons grimper la montagne via une route très étroite mais surtout non macadamisée, faite de cailloux mais praticable quand même et ce sur plusieurs kilomètres. J’avoue que croisé une voiture qui redescend était quand même un peu sportif mais heureusement l’endroit ne semble pas trop fréquenté…

Une fois arrivé, il faut laisser la voiture pour poursuivre le reste de l’ascension à pieds. Une marche de dix à quinze minutes nous attend.

Là-haut, un promontoire rocheux se découvre. Seules quelques âmes sont présentes pour admirer la vue grandiose depuis cet endroit.

Voici la vue vers la côte adriatique, cachée dans la brume…

…et la vue fantastique vers l’intérieur des terres et Gola del Furlo tout en bas avec sa couleur incroyable !

Nous sommes resté assis sur notre rocher de longues minutes, à savourer l’instant présent, dans un calme quasi absolu. Un vrai moment de bonheur !

Après cet instant de magie, retour vers San Costanzo pour un moment détente (et de folie…) en famille dans la piscine…

La soirée s’est déroulée aussi de manière très agréable puisque nous l’avons passé sur la place de Stacciola, petit village se trouvant à quelques minutes de voiture de San Costanzo.

Effectivement, le restaurant La Grotta Di Tuffo, durant la belle saison, occupe la place du village de toutes ses tables. Malgré la menace sérieuse d’un orage qui tournait autour de nous, nous nous sommes bien régalés pour ce premier repas pris dans un restaurant.

Je ne me souviens plus de tout les noms des plats de cette soirée mais en tous cas les gnocchi étaient à tomber ainsi que ces petites boules noires délicieuses.

Jour 3

Pour cette troisième journée, un joli programme nous attendait, découvrir Urbino ainsi qu’une visite guidée particulière à Urbania à 16h précise (sur rdv, covid oblige). Nous partirons assez tard en cause la machine à laver qui nous jouera des tours cependant Giacomo viendra rapidement à notre secours !

Urbino

Distante de 50 kilomètres de San Costanzo, Urbino sera notre point de chute pour une partie de la journée. C’était une étape que j’attendais avec impatience (elle sera bien rabotée, merci la lessiveuse…)

Depuis 1998, son centre historique est classé patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco. C’et vrai que c’est sacrément joli même si je ne l’ai vue qu’en coup de vent !

Nous stationnons la voiture en dehors du centre sur Viale Bruno Buozzi avant de rejoindre le coeur de la ville à pieds. Rapidement, de superbes vues sur la ville s’offrent à nos regards !

Nous entrerons dans la ville par la Porta Valbona avant d’emprunter la Rampa Elicoidale, une rampe qui permet d’atteindre le niveau supérieur de la ville très rapidement, celle-ci est en pente douce sans escalier (les chevaux et les chars l’empruntaient à l’époque)

Nous traverserons le centre au pas de course pour nous rendre vers deux lieux de visite que je voulais absolument voir, en effet, ces deux sites ne sont ouvert que le matin.

Le premier est l’Oratorio di San Giovanni Battista, une petite église aux murs remplis de fresques.

Et le second qui se trouve à quelques dizaines de mètres du premier : Oratorio di San Giuseppe.

Le premier est remarquable, le second m’a laissé bouche bée. L’intérieur de l’église est plus que magnifique sans oublier la splendide crèche.

Difficile de s’imaginer que se cachent de tels trésors derrière cette discrète façade…

En sortant de ces deux visites, il était déjà temps de se restaurer. J’avais pointé une jolie adresse, d’après mes recherches mais celle-ci était malheureusement fermée au moment de notre venue. Finalement nous ferons un arrêt casse croûte dans un snack nommé Piccolo Bar da Ido e Ado, et on ne le regrettera pas car en plus d’y recevoir un chaleureux accueil, leur Piadine sont excellentes !

Par la suite, nous poursuivons notre chemin à travers Urbino via ses places, placettes, rues et ruelles, mais aussi ses édifices et monument prestigieux.

Le Palazzo Ducale qui est aussi un superbe musée à visiter.

Le Duomo d’Urbino

Sur Piazza della repubblica…

C’est d’ailleurs sur cette place que l’on se fera un petit plaisir en s’offrant une glace de chez Sorbetto del Duca. Personnellement, je dégusterai une glace aux yaourt, un vrai délice !

Juste à côté, c’est la Via Raffaello qui débute. Effectivement, impossible de ne pas dire un mot sur ce peintre illustre du XVe, XVIe siècle. Urbino est la ville natale de ce grand artiste de la renaissance, c’est d’ailleurs dans la Via Raffaello que se trouve la maison où il a vu le jour. Celle-ci se visite. La voici…

Enfin pour terminer, le Parco della Resistenza est un parc à ne pas manquer surtout pour la vue qu’il offre sur la ville et les collines avoisinantes !

Malheureusement, il était déjà temps pour nous de quitter Urbino. Notre visite guidée de 16h nous obligeait à laisser cette jolie ville dernière nous.

Chiesa dei Morti/Urbania

Direction Urbania (à environ 20 kilomètres de Urbino) où dans cette petite cité nous attend une visite guidée particulière, celle de découvrir la Chiesa dei Morti (église des morts).

En arrivant dans cette petite ville paisible, on peut remarquer qu’elle est située dans un beau cadre.

Mais place à la Chiesa dei Morti. Minuscule église qui a la particularité dans une arrière salle d’enfermer des momies.

C’est avec un guide que nous pénétrons dans cette petite salle, il aura la gentillesse de nous donner quelques explications et anecdotes en anglais (merci à lui, en plus, il était hyper sympa !)

Sous nos yeux ébahis, c’est un nombre important de momies qui se dévoilent à nous. Disposées en demi cercle et protégées par des vitres, ces momies offrent un « spectacle » effrayant au premier abord mais attachant par la suite.

Je vous partage peu de photos de ce « cimetière de momies » car chacune de celles-ci sont de piètre qualité du fait que l’on se trouve dans un endroit sombre et confiné mais surtout rempli de vitres.

Sans rentrer dans les détails, voici une brève explication sur ces momies :

C’est en 1804, lorsque un cimetière derrière la petite église fût démantelé, que l’on trouva dix-huit corps « parfaitement » conservés. Des études faites bien des années plus tard montreront que la conservation des corps est due à une certaine moisissure qui provoque l’assèchement du corp en recouvrant totalement ou en partie celui-ci empêchant ainsi sa putréfaction. Les corps conservent leur squelette, la peau, les organes internes et parfois cheveux et organes génitaux…

Notre guide nous relatera l’histoire de chacune de ces momies. Celle par exemple de celui qui fût pendu et un autre poignardé (photo de gauche) ou encore celle de ce jeune homme qui fût probablement enterré de son vivant ! (photo de droite).

Voilà pour cette petite visite hors des sentiers battus !

La soirée s’est très bien terminée puisque nous l’avons passée attablés à la terrasse de Al Castello di Battistelli Patrizio. Une petite pizzeria locale et sans prétention de San Costanzo. Nous avons eu le plaisir de pouvoir goûter à tout leur assortiment. Un régal avec cette pâte épaisse !

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Se loger dans les Marches

Ce n’est peut-être pas la région d’Italie qui possède le plus d’hébergement touristique cependant nous n’avons éprouvé aucun problème pour les dénicher.

Nous avons testé une location et quatre chambres d’hôtes.

C’est l’accueil que je fais ressortir en premier et la volonté des propriétaires a rendre le séjour parfait pour ses hôtes via leur services et l’environnement direct et indirect de l’hébergement (jardins, terrasses, plantes, mobiliers…)

De façon générale, les hébergements étaient de belles qualité avec un équipement correct sans plus, une literie tout à fait valable et une propreté quasi parfaite.

Les petits déjeuner dans les chambres d’hôtes étaient tous délicieux et copieux !

Concernant le budget de ces logements, je le considère comme assez élevé, cela monte vite et si on souhaite un hébergement plus particulier, le budget monte en flèche. Mais cette région reste, je pense, moins couteuse pour se loger que nombre d’autres en Italie.

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Jour 4

Farniente et piscine seront les mots clés de cette quatrième journée mais pas uniquement…

Avec ce joli soleil qui pointe son nez ce matin (comme depuis le début d’ailleurs), je pars chercher quelques douceurs matinale dans une boulangerie de San Costanzo.

Mon épouse et moi prendrons notre petit déjeuner en amoureux sur le balcon de notre chambre. Soleil, mer et douceurs gustatives, what else ?

Mon épouse, ma fille et moi prendrons quand même notre matinée pour partir découvrir un village de la région.

Corinaldo

Situé à 20 kilomètres de San Costanzo, le village de Corinaldo va s’avérer être un petit bijou et devenir un de mes coup de coeur de ce voyage ! Il fût d’ailleurs élu plus beau village d’Italie en 2007 !

En voici un petit aperçu en photos.

Sous les remparts du village.

Ou bien dessus aussi !

Redescendus des remparts, nous voici maintenant dans le centre du village avec « La Piaggia« . Un escalier monumental d’une centaine de marches au charme fou. Je serai resté ici durant des heures au milieu de ces fleurs, ces vieilles pierres et cette ambiance tellement spéciale…

Au centre de l’escalier se trouve un puits. Une légende tourne autour de celui-ci.

La légende du puits de polenta en quelques mots :

‘Elle raconte qu’un paysan ,après une longue et fatigante marche à transporter un sac de farine de maïs, s’assis au bord du puits et laissa malencontreusement tomber le sac dans le puits. En essayant de le rattraper, le paysan tomba lui aussi. Désespéré, l’homme cria au secours, les personnes arrivant en haut du puits virent la farine mélangée à l’eau, ils hurlèrent à lors au paysan de ne pas désespérer et de préparer une belle polenta en attendant…’

Dans une petite ruelle perpendiculaire à la « Piaggia » se trouve un endroit à ne pas manquer : la « Casa di Scuretto« .

Voici en quelques mots la petite histoire croustillante de cette casa :

‘Gaetano, cordonnier de Corinaldo, connu sous le nom de Scuretto, adorait le vin à un point tel qu’il dépensait tout l’argent reçu de son fils immigré aux Etats-Unis, argent envoyés pour construire leur maison. Le fils, sans nouvelles de cette maison, méfiant, demanda des nouvelles concernant l’avancement des travaux. Scuretto fit alors construire la façade de la maison et y ajouta même un numéro. Il se fit prendre en photo en face de celle-ci et l’envoya à son fils. La photo ne fit pas l’effet prévu, plus d’argent n’arrivèrent des Etats-Unis. La maison en resta donc au stade de façade…’

Une dernière photo colorée de Corinaldo :

Voilà pour la découverte de ce superbe village.

De retour à notre maison de San Costanzo, le reste de la journée se passera en douceur entre sieste et plongeon dans la piscine pour le plus grand plaisir de tous.

Durant la soirée, nous ferons une petite escapade vers Fano, petite ville en bord de mer à proximité de San Costanzo. Nous en profiterons pour déguster une crème glacée et nous balader à la tombée du jour dans le centre ville ainsi que sur une des plages de Fano

Jour 5

Au programme du jour, visite du village de Mondolfo, Piscine et visite du village de Mondavio et son château en soirée avant de terminer cette journée sur une terrasse d’un restaurant de Mondavio.

Mondolfo

Comme la veille, c’est à trois que nous partons à la découverte de Mondolfo qui n’est autre qu’un village voisin de San Costanzo.

Mondolfo va nettement moins me faire craquer que Corinaldo néanmoins ce village a beaucoup de charme aussi. Il est d’ailleurs classé dans les plus beaux villages d’Italie.

Voici quelques photos prises au hasard de notre promenade à travers cette petite cité.

De retour à la maison, l’après-midi sera piscine, piscine et encore piscine…

En fin d’après-midi départ tous les cinq vers le village de Mondavio.

Mondavio

À environ 20 kilomètres de San Costanzo, Le petit bourg de Mondavio sera l’objet de notre visite en cette fin de journée. C’est la table d’un restaurant qui nous amène ici mais aussi sa forteresse, Rocca Roveresca. Pas de chance pour la visite du château puisque il sera fermé lors de notre venue (horaire modifié à cause du covid).

Après avoir appris la fermeture de la forteresse, nous allons directement réserver notre table à Osteria Della Rocca (adresse pointée dans mes recherches d’avant départ). Cette chose importante faite, nous avons une heure devant nous pour laisser Mondavio nous charmer par ses ruelles et placettes ancestrales qui lui ont permis d’être classé dans les plus beaux villages d’Italie.

il était temps à présent de nous rendre à l’Osteria Della Rocca où nous attendait notre table du jour (enfin du soir !)

C’est sur une terrasse avec une vue superbe sur les collines et villages avoisinants des Marches que nous nous délecterons des plats préparés par la maison. Je me souviens notamment de pizza délicieuses et gigantesques et d’un tiramisu à tomber par terre !

Jour 6

C’est une journée chargée qui s’annonce pour nous cinq. Beaucoup de chose à voir et à faire, une journée de voyage comme je les aime !

Tout d’abord, visite de Gradara et son château, Découverte du Parco Naturale Monte San Bartolo et pour finir visite guidée de la Villa Imperiale de Pesaro à 15h30.

Gradara

Départ pour Gradara. 40 kilomètres de voiture plus tard, nous stationnons celle-ci au pied du village et escaladons la pente qui nous mènent vers le centre de ce village historique.

Gradara, un des plus beaux villages d’Italie se trouve être tout petit mais très mignon, c’est la première fois depuis notre arrivée dans Les Marches que je vois quelques boutiques d’objets souvenirs (qui feront craquer ma belle-fille). Il est très agréable de se promener dans ce village à l’atmosphère médiévale.

Nous fonçons directement vers le château qui se positionne tout en haut du village au bout de la voie principale (oui, d’accord il n’y a seulement que deux ou trois rues ici)

Nous décidons de le visiter mais quelques zones ne seront pas accessibles (covid). Il faut savoir que c’est ici dans ce castello que ce serait déroulé la célèbre histoire de Paolo et Francesca. Histoire d’amour immortalisée par Dante dans la Divine Comédie.

C’est un très bel édifice qui se présente à nous. En voici quelques photos…

Même si c’est un très beau bâtiment, je n’ai pas été emballé par la visite. L’intérieur du château ne m’a pas conquis. J’ai par contre beaucoup apprécié la fin de la visite avec la petite balade sur le petit chemin de ronde en bois.

À la sortie de Castello di Gradara, nous avons parcouru paisiblement les quelques chemins du village historique avant de nous désaltérer à la terrasse d’un café.

À présent, direction le Parco Naturale Monte San Bartolo tout à côté de Gradara. Ce parc recouvre toute la région côtière de Pesaro à Cattolica.

Il nous suffira d’à peine quelques minutes de voiture pour grimper les contreforts du parc et atteindre notre escale, le petit et très mignon village de Fiorenzuola di Focara, celui-ci sera a classé dans mes coup de coeur de ce voyage. Petit, paisible, entouré de verdure et en plus de beaux points de vue sur la mer, Fiorenzuola di Focara à tout pour me séduire !

Dés notre arrivée, direction Piadinzuola, un petit snack pointé dans mon carnet de route. Comme son nom l’indique, ils servent principalement des Piadine, et il y en a pour tout les goûts et même les plus particuliers. Je me souviens en avoir mangé une avec notamment un mélange mayonnaise/ketchup. Et cerise sur le gâteau, le snack possède une terrasse bien agréable, qui au bout de celle-ci, dispose de quelques petites tables avec vue mer grandiose…

Voici l’aubette du snack et sa petite cour-terrasse bien agréable.

Déjeuner en face à face avec l’Adriatique !

Pendant que les enfants s’amusent et vont descendre vers la plage en bas du village,

Nous faisons le tour de ce superbe village en nous perdant dans ces quelques petites rues et chemins…

Ici dans le San Bartolo tout comme d’ailleurs dans le Conero, ce sont les deux seuls endroits sur la côte des Marches où le relief est plus prononcé et du coup donne du charme aux lieux.

Ensuite nous partons rejoindre nos enfants à la Spiaggia di Fiorenzuola di Focara. Une petite route descend à travers bois vers la plage du village. Il faut un bon nombre de minutes pour y arriver mais cela en vaut la peine !

C’est sur une plage presque sauvage que nous rejoignons nos enfants. J’ai beaucoup aimé cet endroit, c’est une atmosphère bon enfant qui règne ici, quasi pas de trace d’urbanisation, juste un petit bar (mobile) discret, le reste c’est une plage à la Robinson Crusoé…

Pressés un peu par le temps (visite guidée à 15h30), c’est un peu frustré que nous devons déjà quitté la plage pour rejoindre notre véhicule et nous rendre à la Villa Imperiale. Il ne nous reste plus qu’a tout remonté pour rejoindre le village et je peux vous dire que cela grimpe fort et longtemps !

Villa Imperiale/Pesaro

Partis trop tard de la plage et ayant cherché un peu l’entrée du site, nous arrivons en retard à la Villa Imperiale, la visite à déjà commencé mais heureusement, le groupe n’est pas loin, nous les rejoignons dans un sentier un peu plus loin que l’entrée de la villa.

Le covid rend notre voyage un peu moins agréable, au delà bien entendu des distanciations sociales et mesures sanitaires à respecter, beaucoup de lieux touristiques travaillent pour l’instant sur rendez-vous et visite guidée groupée comme ici Villa Imperiale, de plus la visite intérieure du bâtiment n’est pas autorisée non plus pour le moment. Je le savais mais je peste quand même…

Nous aurons l’occasion de parcourir les jardins et cours intérieurs accompagnés d’un guide pratiquant seulement l’italien (pas un seul mot en anglais ou en français), la situation est quelque peu frustrante mais la beauté et la majesté du site nous ferons un peu oublier ce désagrément. Quelques gouttes de pluie feront aussi la visite avec nous…

Allez, il est temps de vous montrer quelques photos de cette visite dans un édifice qui date tout de même du XVe siècle !

Le bâtiment principal avec la ville de Pesaro en arrière plan.

La visite terminée, nous sommes rentrés directement vers San Costanzo.

En soirée, nous nous sommes installés à la table d’un restaurant de bord de mer. En contre bas de notre maison, à Torrette exactement. Du nom de Prima Secca, cette maison est surtout spécialisée en poissons et fruits de mer. Pour faire court, on a juste adoré ! Tout était délicieux et d’une grande finesse !

Malgré que le restaurant possède une belle terrasse en bord de plage, nous avons préféré nous installer dans une salle intérieure car la météo était peu clémente cette soirée-là…

Friture mixte de la mer

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La cuisine dans Les Marches

La gastronomie des Marches est probablement plus discrètes que celles de ses régions voisines pourtant elle est certainement tout aussi riche de bonnes choses.

Je vous citerai ici seulement ce que nous avons eu l’occasion de goûter :

-Les petits déjeuner, totalement délicieux, complétement sucrés ou presque, remplis de tartes, douceurs et viennoiseries.

-La crescia et la piadine, une sorte de crêpe, idéale au déjeuner.

-Le fantastique fromage Pecorino.

-Le Ciauscolo, un saucisson qui fond dans la bouche…

-Les pizzas, évidemment !

-Les Olives all’Ascolana, oh mon dieu !

-Les vins dont le sublime blanc : le Verdicchio.

-Toutes les pâtes !!!

-Ah oui, le café, ristretto, lungo, cappuccino, tous un plaisir !

Et j’oublie et passe tellement de bonnes choses !

*****

Jour 7

Rien au programme de cette journée, 100% détente et piscine !

C’est notre dernière journée ici à San Costanzo. Demain nous pénétrons un peu plus dans les profondeurs des Marches. Mais nous ne serons plus que trois à poursuivre l’aventure car ma belle-fille et mon fils rentrent en Belgique demain par un vol très matinal depuis Ancône.

Centre de San Costanzo

Jour 8

Journée spéciale car l’équipe se sépare. Nous quittons la maison de San Costanzo un peu tristounet (même beaucoup) tôt le matin car Ysaldina et Robin ont un vol pour Charleroi très matinal. Après les avoir déposés au petit aéroport d’Ancône et fait nos adieux (enfin pour 10 jours quoi…), nous prenons la route de Jesi qui sera notre étape du jour avant de continuer encore un peu plus loin vers notre chambre d’hôte à Serra San Quirico.

Jesi

Il est encore tôt lorsque nous arrivons à Jesi. La ville est encore bien endormie surtout dans son centre historique. C’est une fine pluie qui va nous accompagner durant toute la matinée. Heureusement, des visites intérieures vont nous en protéger. Et des visites intéressantes, Jesi en a beaucoup à proposer !

Nous entrons dans la vieille ville par Porta Garibaldi, ensuite se profile rapidement Piazza Federico II, il est environ 8h30, pas une âme, même pas un chat !

Sur cette même Piazza Federico II, la sublime porte d’entrée de la Cathédrale de Jesi !

La matinée s’avance et peu à peu, la ville s’éveille.

Pause petit déjeuner chez Victorja sur Piazza Angelo Colocci, patissier-glacier, tandis que dehors la pluie ne cesse de tomber…

La balade continue à travers les vieilles rues pavées de Jesi.

Nous arrivons sur Piazza della Reppublica où se trouve le Teatro Pergolesi. Théâtre inauguré en 1798, nous allons pouvoir y jeter un oeil car il est effectivement possible de le visiter (mais brièvement !). le Teatro Pergolesi est tout simplement un petit bijou !

D’un petit bijou à un autre, nous filons entre les gouttes pour arriver quelques pas plus loin au Palazzo Pianetti, un endroit incontournable à découvrir lorsque l’on est de passage dans la région de Jesi, un régal pour les yeux !

Cet édifice du XVIIIe siècle est devenu un excellent musée depuis plusieurs décennies mais ce qui m’a le plus marqué est sa galerie du 1er étage, considéré comme un des plus beau ouvrage Rococo du centre de l’Italie, la Galeria Degli Stucchi. Magnifique !

Je considère cette visite comme une des plus belle découverte que j’ai faite lors de ce voyage dans les Marches !

L’émouvante Galeria Degli stucchi…

Voilà un bref aperçu de notre passage au Palazzo Pianetti, un remarquable musée !

On poursuit par une pause déjeuner sous des arcades car la pluie ne veut toujours pas cessé, ce sera notre plus mauvaise journée du côté météo. Heureusement, durant l’après-midi, le soleil fera son retour !

Pause sous des arcades au Caffe’Imperiale

Nous reprenons la route pour parcourir les 25 kilomètres qui nous séparent du village de Serra San Quirico. Ce village sera notre lieu de séjour pour les deux prochaines nuits.

Le Voltarelle Bed & Breakfast/Serra San Quirico

Le Voltarelle Bed & Breakfast est notre chambre d’hôte pour les deux prochaines nuits. Cette ancienne ferme, magnifiquement rénovée, se situe sur une colline à moins de cinq kilomètres du vieux village de Serra San Quirico.

Sur cette colline, au milieu de la nature dans un endroit calme et champêtre avec une vue presque panoramique, nous sommes chaleureusement accueillis par nos hôtes Gabriella et Gerardo. Même si nous ne parlons pas la même langue, nous parviendrons à nous comprendre au minimum lors de ce séjour. Rapidement, nos hôtes nous offrent un café pour oublier un petit peu le mauvais temps de cette journée !

Ce petit domaine est tenu de main de maître, tout y très propre et parfaitement entretenu, on sent que les propriétaires veulent vraiment offrir un service de qualité et je confirme que c’est réussi à 100 %.

Petit parking à l’entrée de la ferme, chambre et salle de bain joliment aménagée, petite terrasse à croquer et jardin avec chaises, tables et fauteuils pour se détendre dans un joli coin de verdure, sans oublier le jacuzzi extérieur avec vue sur toute la région !

Voici quelques photos de ce petit coin de paradis perdu au milieu des Marches.

Depuis le domaine, la vue sur le superbe village de Serra San Quirico, en arrière plan sur la colline.

Le petit café dégusté à notre arrivée sur la terrasse.

Notre chambre : la Leccino…

Notre installation terminée dans ce superbe endroit et après une petite sieste, nous décidons d’aller découvrir le village de Serra San Quirico. Celui-ci se trouve sur une colline opposée à quelques minutes de voiture.

Serra San Quirico

Très vieux village, Serra San Quirico est un labyrinthe de rues et ruelles pavées. Le village est connu pour ses Copertelles, des passages couverts courants le long de ses remparts. Paisible et secret, j’ai vraiment beaucoup aimé me balader entre ces vieux murs ancestraux et sous ces passages couverts…

Pour continuer cette expérience d’un autre temps, nous poursuivrons le reste de la soirée dans le village à la table de son unique et seul restaurant mais quel restaurant !

le Copertelle Ristorante. Comme le village, d’un autre temps, avec des saveurs quasi inégalables ! Nous aurons le grand plaisir de pouvoir nous installer à une table sous une copertelle et passer une divine soirée avec de divins plats. Et cerise sur le gâteau, servis par le patron (dans un excellent français s’il vous plaît), nous avons suivis ses conseils de plats et nous ne l’avons pas regretté. Nous retournerons le lendemain soir pour manger à l’intérieur cette fois.

Une cuisine typiquement locale, terroir des Marches.

Jour 9

Ce petit matin commence agréablement bien ici sur les hauteurs de Serra San Quirico à La Voltarelle Bed & Breakfast. C’est accompagné d’un soleil déjà bien franc que nous nous rendons dans la salle de petit déjeuner où nous attendent Gabriella et Gerardo.

En période normale, nos hôtes offrent un buffet à leurs visiteurs mais avec les règles sanitaires actuelles imposées par le covid, ils sont obligés de servir les gens à table. Nous ne perdrons pas au change car c’est un super petit déjeuner qui nous attend comme vous pouvez le constater sur les photos ci-dessous. Mention spéciale à Gerardo pour son savoureux crostone. J’ai beaucoup aimé aussi les photos présentes aux murs montrant l’histoire du bâtiment et ses annexes.

Remontés à blocs après ce petit déjeuner, nous sommes tous les trois prêts à partir découvrir un site majeur de la région : les Grottes de Frasassi.

Grotte di Frasassi

Les grottes de Frasassi sont situées sur la commune de Genga. Un énorme parking attend les voitures, la billetterie tout à côté. Pour autant l’entrée des grottes ne se trouve pas ici, des navettes de bus prennent en charge les visiteurs pour les décharger quelques minutes plus tard juste à l’entrée du site.

C’est par groupe de quelques dizaines de visiteurs que la visite souterraine se passe, accompagnés d’un guide.

J’avais pu lire dans mes recherches d’avant voyage que les Grottes de Frasassi étaient certainement dans les plus fascinantes à visiter. Je ne connais pas toutes les grottes du monde mais je suis complétement d’accord pour affirmer qu’elles sont magnifiques ! La succession des salles avec un nombre impressionnant de stalactites et stalagmites tous plus beaux et spectaculaires finit par vous séduire totalement !

Bref, un vraiment moment féérique que je vous partage avec ces quelques photos qui malheureusement vu le contexte sombre des lieux ne sont pas du tout de bonnes qualités…

Retour à la lumière et la chaleur et à notre voiture que nous récupérons après que la navette nous ait déposé au parking.

Prochain arrêt : le temple du valadier/Santuario Madonna di Frasassi, qui en fait ne se trouve que quelques centaines de mètres un peu plus loin que l’entrée des grottes.

Temple du Valadier/Santuario Madonna di Frasassi

Sur la même route que les Grottes de Frasassi, à peine quelques centaines de mètres plus loin, un panneau nous indique que nous sommes bien arrivés au Santuario Madonna di Frasassi. Un petit parking est prévu mais celui-ci s’avère complet, nous stationnons notre italienne en bord de route sans aucun problème.

J’avais remarqué ce lieu lors de mes recherches d’avant voyage, bien m’en a pris puisque tout les trois nous allons être agréablement surpris par la beauté du site !

Le site du temple du Valadier est superbe cependant il se mérite puisque c’est une pente d’environ 700 mètres qu’il faudra grimper, nul besoin de bonnes chaussures de marches pour arriver là-haut, le chemin est parfaitement pavé. La montée, bien que rude, s’avère agréable au regard !

Enfin l’entrée du Temple du Valadier se présente sous nos yeux et nos coeurs, encore emballés de la montée…

Là-haut, en pleine montagne, au milieu de nulle part et pourtant fréquenté par un certain nombre de touristes (plus des adeptes de l’escalade), j’ai trouvé ce lieu vraiment remarquable et surprenant avec la position du temple à l’entrée de la grotte, sans oublier le sanctuaire dont l’intérieur m’a particulièrement touché !

En se portant à l’arrière du Temple du Valadier, à l’intérieur de la grotte, la vue est incroyable !

Et juste à côté du Temple du Valadier se trouve le sanctuaire de Madonna di Frasassi. Petite mais adorable bâtisse nichée sous les roches, quasiment à flanc de falaise. J’ai trouvé son intérieur remarquable !

Après ces découvertes retour vers Serra San Quirico mais auparavant nous faisons un bref arrêt dans le petit bourg de San Vittore (situé juste entre les grottes de Frasassi et son parking) pour admirer la très belle abbaye de San Vittore alle Chiuse.

De retour à Serra San Quirico, nous nous promenons dans les ruelles de ce splendide village, endormi à cette heure de l’après-midi par un soleil de plomb.

Serra San Quirico est vraiment constitué d’un nombre impressionnant de copertelles, ces passages couverts, qui donnent un charme encore plus particulier à ce village ancestrale…

Nous profiterons d’un petit café sur la très colorée place du village pour nous offrir une douceur et une pause rafraichissante.

De retour à Le Voltarelle, notre chambre d’hôtes. Une agréable surprise nous y attend à notre retour, effectivement, les délicieux propriétaires de l’endroit nous proposent de profiter d’une pause apéritive avec des produits issus pratiquement tous de leurs familles : fromage, pain à l’olive, le fameux saucisson régional Ciauscolo et le sublime vin blanc des Marches, le Verdicchio. Un joli moment de plus dans le beau jardin de Le Voltarelle. On sait recevoir ici dans les Marches !

Pour continuer sur cette lancée et pour bien clôturer cette belle journée, nous nous rendons comme la veille au soir au restaurant Le Copertelle sis dans les vieux murs de briques de Serra san Quirico.

Cette fois, c’est à l’intérieur que nous nous attablerons pour ce qui sera de nouveau un excellent repas…

Jour 10

Comme quasi tous les jours, le soleil nous accompagne de grand matin.

Pour ce jour de départ, nous serons encore bien gâtés pour entamer la journée avec un succulent petit déjeuner !

Nous prenons congé de Le Voltarelle et de cette chaleureuse et sympathique famille pour poursuivre notre itinérance à travers ces belles Marches !

Direction le Sud des Marches avec une escale en matinée dans la jolie cité de Fabriano.

Fabriano

Nous ne passerons guère de temps à Fabriano, nous contentant seulement d’emprunter ci et là quelques rues et ruelles ou profiter de quelques places et placettes, bien trop peu de temps pour nous imprégner de la ville en tous cas mais suffisamment pour nous rendre compte que l’Italie possède un nombre incalculables de villes et villages chargés d’histoire comme celle-ci d’ailleurs, Fabriano et son centre historique superbe !

Voici quelques photos de notre passage à Fabriano.

Piazza del Comune notamment,

Retour à notre voiture pour poursuivre notre plongée vers le Sud des Marches.

Direction le Lago di Fiastra où cette fois notre arrêt sera nettement plus prolongé puisque nous y ferons une randonnée.

Lago di Fiastra

Situé dans un bel environnement, on se trouve déjà dans les montagnes du Sybillins, le Lago di Fiastra est un lac datant du milieu des années 1950.

Bien qu’artificiel, le lac et ses environs sont juste splendides !

Nous pourrons garer la voiture sur un petit parking en hauteur, dominant le lac et nous permettant d’avoir une magnifique vue d’ensemble…

Randonnée Lame Rosse

Si nous sommes venu jusqu’ici c’est bien entendu pour voir ce joli lac mais c’est avant tout pour pouvoir faire la randonnée qui conduit du lac au Lame Rosse.

Lame Rosse, à plus de 1000m d’altitude, est un site ressemblant à peu d’autres, en effet, l’endroit est constitué de murs de roches dont l’ensemble semble être coupé au couteau. Ces mêmes roches ont une couleur tirant sur le rouge.

Nous ne nous sommes pas garer sur ce parking là par hasard puisque c’est au départ de celui-ci que s’effectue la randonnée vers Lame Rosse. Le parking se situe dans le hameau de Ruffella (parking sentier Lame Rosse).

La randonnée affiche environs 7 km en aller-retour. Le retour sera plus rapide car effectué la majeure partie du temps en descente !

C’est par un joli sentier boisé la plupart du temps sous-bois mais pas toujours, que le site des Lame Rosse s’atteint. il faut clairement de bonnes chaussures pour le pratiquer et il faut savoir que cela monte pendant un bon moment. C’est surtout une fois arrivé aux pieds de ces fameuses roches que les choses sérieuses commencent puisque il faudra monter presque un mur composé de cailloux se détachant des roches. L’accès final au Lame Rosse est à mon avis vraiment sportif de par la structure du sol et surtout la verticalité du mur à monter. Mais l’endroit est très beau et se mérite !

Après cette jolie parenthèse naturelle, nous reprenons la route en direction de notre prochaine chambre d’hôtes pour les deux nuits suivantes.

Villa Cappelletti/Corgneto

Aux pieds des Monts Sibyllins, au confins des Marches et de l’Ombrie, dans un minuscule village avec une position dominante permettant une vue sur la région quasi panoramique, c’est là que se trouve la Villa Cappelletti, notre repère de charme pour les deux prochains jours.

Cette grande bâtisse ainsi que leurs propriétaires vont, une fois de plus, me marquer. La maison, d’apparence simple est en fait une demeure au combien charmante. Son intérieur avec ses grandes pièces et ses grandes chambres proposent beaucoup d’espace, certes tout y est simples mais l’atmosphère y est sobre et discrète, tout comme d’ailleurs nos hôtes qui vont se révéler pareil que leur merveilleuse bâtisse familiale : généreux, serviable et d’une grande discrétion !

Nous avons eu beaucoup de chance puisque lors de notre passage nous étions les seuls convives présents et avons donc pu profiter pleinement des lieux dans un calme absolu puisque oui, la Villa Cappelletti s’adresse à ceux qui souhaitent un lieu loin de tout, qui veulent se prélasser à l’ombre d’un arbre sur les jolies pelouses de la maison ou encore siroter un bon cappuccino et quelques biscuits maisons confortablement installés sur une terrasse avec vue sur la douce campagne des Marches.

Je ne peux pas oublier non plus le petit déjeuner qui est servi dans une grande salle où trône encore des objets familiaux. Sucrés ou/et salés, impossible d’avoir faim de grand matin ! Tout y étaient excellent !

Il est à noter aussi que lors de notre passage, des travaux de construction d’une piscine étaient en cours. Celle-ci lorsqu’elle sera terminée devrait être assez magique avec la vue sur la région.

Je vous propose un petit tour en image de cette charmante adresse !

Passons à l’intérieur maintenant…

Retour à l’extérieur où j’ai adoré m’y retrouver ! Un vrai lieu de ressourcement, un véritable havre de paix !

Je vous avoue que je vais bien profiter des lieux dés mon arrivée mais comme il faut bien se restaurer, nous allons pour cette soirée, sur les conseils de nos hôtes, nous rendre dans un petit restaurant familial local (c’est vrai que c’est le seul à des kilomètres à la ronde…) qui se trouve dans le village juste à côté à peine à deux minutes de voiture.

Gli Antichi Sapori Della Valle Verde, c’est le nom du restaurant situé dans le petit bourg de Cesi. D’une grande simplicité en apparence, la cuisine va absolument ravir nos papilles !

Nous étions probablement les seuls touristes à tables ce soir là au milieu des locaux mais nous allons beaucoup apprécier les plats préparés…

Des antipasti aux pâtes aux truffes en passant par les escargots dont j’ai oublié malheureusement le nom….bref, une excellente soirée !

Jour 11

Quel plaisir se réveiller le matin ici à Corgneto à la Villa Cappelletti !

Dormir dans un silence absolu et ensuite ouvrir les fenêtres et battantes pour jouir de cette vue ! La journée ne peut que bien commencer non ?

Petit tour de la propriété avant le petit déjeuner. Le soleil est déjà bien présent !

Bon alors les filles, prêtes pour le pt dej ?

Venons-en au petit déjeuner. Sucrés ou salés ? Faites-vous plaisir nous a répétés notre hôte. On a pas choisis, on a mangé de tout ou presque…

C’est une journée un peu particulière qui nous attend, en effet, nous allons sillonner à travers les monts sibyllins et faire une première étape dans la petit cité de Visso.

Visso

Visso est une des nombreuses cités qui a été touchée en octobre 2016 par un violent tremblement de terre dans les régions des Marches et de Ombrie.

Quatre ans plus tard, une partie de la ville est toujours zone interdite.

Rien de malsain dans notre démarche de faire un arrêt dans cette ville, juste le besoin de découvrir quelque chose que ma famille et moi avons la chance de ne pas connaître, au contraire, hélas, de tous ces gens dont leurs biens on été abîmés voire complétement détruits.

Il ne faut pas beaucoup d’imagination pour se rendre compte de ce qu’on vécu les habitants des lieux durant ces secousses extrêmement violentes.

Voici quelques clichés de notre passage dans Visso (sans oublier tous les autre villages que nous avons traversés ou non dans la région et qui ont visiblement bien souffert aussi durant ce mois d’octobre 2016).

J’espère que d’ici peu de temps, ces images feront partie du passé et que la vie aura repris son cours dans ces quartiers.

Heureusement, tout une partie de Visso est intacte. Visso qui devait être, d’ailleurs, un magnifique village chargé d’histoire.

J’ai particulièrement apprécié une petite pause dans ce jardin communal qui s’appelle, je crois, Giardino della sibilla.

Castelluccio di Norcia

Nous reprenons la route à travers les superbes paysages du parc des monts sibyllins.

Et pour l’espace de quelques heures, nous allons nous retrouver dans la région d’Ombrie.

Effectivement, quelques kilomètres après Visso et aussi après quelques routes de montagne en lacets nous franchissons la limite régionale des Marches pour rentrer mais seulement de quelques centaines de mètres en région de Ombrie.

Là-bas, au détour d’une route, c’est une image saisissante de beauté qui va s’offrir à nos regards, une vallée magnifique lovée entre divers monts.

Ce lieu magique est réputé pour sa floraison entre la fin mai et la mi-juillet. Nous aurons la chance de pouvoir encore observer de nombreuses fleurs, donnant à cette vallée, déjà sublime, une ambiance féerique…

Tout au bout de cette vallée, pour fermer celle-ci, sur une colline, se trouve Castelluccio di Norcia, malheureusement, les restes d’un village qui devait avoir un charme fou avant que le tremblement de terre ne rase presque entièrement la totalité du petit bourg. Pourtant celui-ci est plein à craquer de touristes profitant des producteurs locaux installés pour la plupart dans des installations temporaires.

Gros coup de coeur pour cette vallée !

Le village de Castelluccio di Norcia avec des pans entier de quartier rayés de la carte…

Cette fois, on se trouve de l’autre côté du village avec une vue sur une autre plaine gigantesque, celle-ci totalement en Ombrie.

Castelluccio di Norcia depuis la plaine…

C’est avec regret que nous reprendrons la route à bord de notre Fiat de location. Nous avons passé un excellent moment ici, au milieu de la nature, bercés seulement par le vent…

De retour à la Villa Cappelletti, c’est un cappuccino géant qui nous attend accompagné par de délicieux biscuits maison. Quel accueil ici dans la région des Marches !

Nous finirons l’après-midi tout en douceur dans le calme et la douceur des jardins de la Villa Cappelletti…

En soirée, nous retournons une seconde fois (pas de raison de changer les bonnes habitudes !) au restaurant voisin du nom de Gli Antichi Sapori Della Valle Verde.

Comme la veille, on se régalera une fois de plus ! J’ai malheureusement oublié les noms des plats de ce soir là, je me souviens seulement du dessert que j’avais personnellement dégusté et qui est d’origine sicilienne : Cannoli.

Jour 12

Ce matin du douzième jour de notre périple, déjà, il est temps de faire nos valises et quitter cette merveilleuse Villa Cappelletti qui me laissera un excellent souvenir.

Mais nous ne partirons pas sans profiter de l’excellent petit déjeuner sucrés salés de la maison, avec toujours des salaisons et fromages locaux ainsi que les douceurs préparées avec passion ici à la Villa.

Notre prochaine ville étape se situe tout au Sud des Marches à Ascoli Piceno.

Avant de nous poser ce soir à Ascoli Piceno, deux arrêts totalement différents nous attendent sur notre route, le premier est le village de Sarnano.

Sarnano

J’avais pointé Sarnano dans mon road book et je n’ai pas été déçu de m’y attardé. Bien évidemment construit de briques, le village est splendide et comme bien souvent dans la région, très coquet. Tous les trois, nous avons parcouru tranquillement les rues et ruelles de cette cité où il faut prendre garde de ne pas se perdre dans son labyrinthe d’escaliers et de ruelles tout aussi belles que mystérieuses…

Gola dell’Infernaccio/Montefortino

Voilà pour notre petite ballade à travers les jolies ruelles de Sarnano.

Après cette promenade urbaine, place à un autre genre de balade, nous partons vers Gola dell’Infernaccio, une réserve naturelle située sur le territoire de Montefortino, splendide village qui semble avoir aussi souffert du tremblement de terre d’octobre 2016.

Voici Montefortino au loin à travers la végétation.

Gola dell’Infernaccio, autrement dit les gorges de l’enfer, s’atteignent par une route caillouteuse et poussiéreuse qui nous conduit depuis Rubbiano vers un parking où là démarre la promenade à pied.

Cette réserve naturelle des Monts Sybillins est courue l’été pour la fraicheur qu’elle produit mais aussi pour l’ermitage San Léonardo dans lequel les visiteurs viennent nombreux s’y recueillir.

Nous ne foulerons que la première partie de la randonnée, celle qui traverse les gorges de l’enfer et sa belle fraicheur. C’est une magnifique promenade de quelques kilomètres (4.5 km vers l’ermitage, je crois) à travers un magnifique décor naturel.

Une bien belle promenade que sont ces Gola dell’Infernaccio !

Nous remontons à la voiture et poursuivons nos aventures tout en nous arrêtant quelques centaines de mètres plus loin pour remplir quelques petites bouteilles d’eau de source qui coule ici à profusion…

Ascoli Piceno

Direction plein Sud des Marches avec la ville d’Ascoli Piceno, petit bijou, qui sera notre lieu de vie pour les deux prochains jours.

Antico Borgo Piceno

En arrivant dans Ascoli Piceno, nous partons directement vers notre chambres d’hôtes située juste en dehors du centre historique de la ville. Nous pouvons garer la voiture, gratuitement, pratiquement en face de l’établissement, coup de chance car ce n’est pas simple de se stationner ici à Ascoli. La voiture ne bougera plus jusqu’à notre départ deux jours plus tard.

Antico Borgo Piceno est en fait un ancien couvent réaménagé en chambres d’hôtes. Doté d’une superbe entrée voutée et d’un magnifique ancien patio où les petits déjeuners sont servis avec une très belle vue sur l’ancienne ville et ses nombreuses tours. L’établissement est doté de nombreuses chambres simplement aménagées et disposant de tout le confort. Nous disposerons d’un petit appartement deux chambres au premier étage avec un balcon donnant sur la belle cour toute fleurie de l’ancien couvent mais aussi avec vue sur la belle Ascoli Piceno. À souligner aussi le chouette et souriant accueil par la propriétaire et sa collaboratrice.

Bien que située en ville, je vais passer un excellent moment dans cette maison, notamment avec quelques petites pauses matinales et à la nuit tombante sur le balcon ou bien encore à profiter des nombreuses fleurs et imposantes statues sur la cour commune extérieure. Sans oublier les magnifiques petits déjeuners très gourmands pris à l’ombre des voutes du patio antique…

Je vous partage quelques photos de l’Antico Borgo Piceno

Confortablement installés, les bagages rangés, Isabelle mon épouse et moi-même partons découvrir la cité en ce début de soirée. Flavie notre fille préfèrera resté tranquille à l’appartement.

« La ville aux cents tours » puisque c’est comme cela que l’on surnomme Ascoli Piceno du fait de ses nombreux édifices telles que des clochers et tours, est bien vivante et je dirai même un peu bouillonnante de par son activité et son atmosphère.

Notre balade va nous mener tout droit vers le centre de la ville et sa célèbre Piazza Del Popolo.

Il est agréable de flâner dans cette vieille cité, elle est parsemée d’un grand nombre de bâtiment anciens et historiques.

Enfin nous arrivons sur Piazza Del Popolo, reconnue comme être une des plus belle place d’Italie. Il est vrai qu’elle a un charme fou et une ambiance bien agréable.

Sur cette place, se trouve le Caffè meletti, célèbre café historique, réputé pour sa liqueur : anisetta Meletti.

Sur insistance de mon épouse (si, si…) nous allons nous y arrêter et prendre place sur la terrasse protégée par une remarquable voûte d’une autre époque. Nous dégusterons un excellent cocktail : le Négroni Corretto avec ses accompagnements. Je ne vous dis pas comme mon épouse était heureuse…

Le temps nous échappa en même temps que le cocktail et encore un peu nous oublions notre fille restée à l’appartement….

Nous faisons un aller retour vers la chambre d’hôtes pour revenir directement, accompagné cette fois de Flavie, dans le centre ville et nous installer encore à une terrasse (oh oui encore dira mon épouse…) mais cette fois, ce sera pour déguster une pizza…

Et cette pizza, nous la mangerons chez Boccascena Food Wine coffee avec l’agréable particularité de pouvoir nous installer sous les arcades et voûtes du superbe cloître de l’Église Saint François. Encore plus magique la nuit tombante…

Par cette chaleur étouffante, nous avons encore envie de nous balader et découvrir la cité en mode nocturne. Quelques pas après le cloître nous arrivons de suite sur Piazza del Popolo, cette fois habillée de ses vêtements de nuits. Elle est superbe cette place, et que dire de la projection des couleurs italiennes sur le magnifique palais qui abrite la mairie…

Jour 13

Pour ce treizième jour de notre périple à travers les Marches, le soleil et la chaleur sont présent dés le petit matin ici à Ascoli Piceno. Cette journée sera dédiée à la découverte de quelques uns des bijoux de cette antique cité.

Auparavant, confortablement installés sous les voûtes de l’ancien couvent de l’Antico Borgo Piceno, un petit déjeuner délicieux nous attend. Cappuccino, jus de fruit, fruits frais et douceurs servis avec le sourire, on est bien !

Allez, c’est parti pour un tour en image de cette ville aux cents tours (ce n’est pas une légende !) qui m’a surpris par le nombre de bâtiment anciens et remarquables qu’elle contient dans ses murs. J’ai beaucoup aussi aimé l’atmosphère vivante mais bon enfant qui coure à travers ses rues, ruelles, places et placettes…